"More is more".

 

"More is more". Ce n'est pas parce que je ne comprend pas le principe, l’intérêt et la difficulté de synthétiser pour arriver à "Less is more". Mais je ne peux pas être minimaliste. Surtout en ce qui concerne la couleur. Parce que même si j'essaie de m’imposer une certaine restriction d'une gamme chromatique modérée, je succombe à la tentation à chaque fois, sans honte ni état d’âme, cherchant un contraste, nourrissant le chaos, inaugurant la fête.

 

Tout ce que je fais, c'est remplir le vide. L'intérieur et l'extérieur.

 

Peut-être est-ce parce que je suis sud-américain? Peut-être à cause de mes ancêtres précolombiens? Je ne me pose pas vraiment la question. Je me laisse porter. Peut-être ... Mais, en secret, j'aime le punk délirant de Pedro Almodovar et ses femmes vêtues de textiles improbables. J'adore le luxe de Gustav Klimt qui m'immerge dans l'or. J'aime le maximalisme de Gaudi et la disparition des angles droits. J'aime les textiles africains, les Indiens, les Mexicains et les femmes qui les habillent, les panaches Sioux et la danse autour du feu. Et bien sûr, les souvenirs: les magasins d'artisanat, la foule, les oiseaux, les fleurs, le plateau de fruits sur la table à manger ... Notre luxe est l'exubérance multicouleurs. Pourquoi choisir si je peux tout avoir? Comme un perroquet, j'ouvre mes ailes et les secoue dans le vent, et du mouvement sort une aura de couleurs, éclairs, contrastes.

 

Ma peinture est une imitation du bonheur. Le bonheur est une table pleine de gens autour de laquelle on peut voir deux personnes assises sur la même chaise, des enfants sur leurs genoux juste pour être ensemble. C’est aussi traverser la Cordillère des Andes dans une 4L pleine de cousins, sans ceinture de sécurité, heureux et insouciants. C'est de voir sa mère apparaître à l'intérieur d'une foule après avoir traversé l'Atlantique pour venir nous voir et voir aussi les autres grand-mères de toutes les couleurs qui embrassent leurs petits-enfants dans la porte d'un aéroport. Chaque moment est un mélange de couleurs. Impossible de dessiner une figure humaine à moitié proportionnée, j'imprime le sentiment et l'interprète d'une seule couleur, ou en tout ou en partie.

 

Je n'appartiens à aucun courant, je n’ai aucun certitude, je n’ai appartiens à aucune club, car je suis comme je suis: toujours au mauvais endroit. Immigrant pour l'amour, j'accepte mon état. C'est pourquoi je ne cherche pas une classification, une forme de liberte car peut-être que j'ai trop vu, ce que je fais n'est qu'une synthèse sans prétexte, sans lien à une idéologie. C'est pourquoi je sais que "More is more", si vous n'appartiennent pas à quelque chose, vous faites partie d'un tout, où tout compte. Ce sont mes indulgences, sans pardon, ni permission, ni croyance. Mes indulgences ne sont qu'une autre forme d'acceptation.

“More is more”. Y no es por que yo no entienda el principio, la utilidad y la dificultad que implica sintetizar para llegar a “Less is more”. Pero yo no puedo ser minimalista. Sobre todo en lo referente al color. Porque aunque lo intente, aunque me imponga la restricción de una gama cromática moderada, sucumbiré a la tentación y pasaré sin verguenza de un extremo al otro, buscando un contraste, alimentando el caos, inaugurando la fiesta.

 

Todo lo que hago pretende llenar el vacio. El vacio. El de adentro y el de afuera.

 

Qué eso me pasa por ser suramericana? Qué tiene que ver con mis ancestros precolombinos? No me he hecho la pregunta... Pero, en secreto yo amo el punk delirante de Pedro Almodovar y sus mujeres vestidas en textiles improbables. Yo amo el lujo de Gustav Klimt que me sumerge en el dorado. Yo amo el maximalismo de Gaudi y la desaparición de los ángulos rectos. Yo amo los textiles africanos, los hindúes, los mejicanos y las mujeres que los visten, los penachos de los Sioux y la danza al rededor del fuego, que sólo veré por televisión... y claro, vendrán los recuerdos: las plazas de mercado, los almacenes de artesanía, las multitudes, los pájaros, las flores, la bandeja de frutas sobre la mesa del comedor... Nuestro lujo es la exuberancia multicolor. Porqué escoger si puedo tenerlo todo? Como un papagayo yo extiendo mis alas y las agito al viento, y del movimiento se desprende un aura de colores, de destellos, de contrastes.

 

Mi pintura es una imitación de la felicidad. La felicidad es una mesa llena de gente en la que dos personas se sientan en la misma silla y los niños en las rodillas sólo para estar juntos. Es atravesar la cordillera de los Andes en un Renaul 4 lleno de primos, sin cinturones de seguridad. Es ver a mi mamá aparecer dentro de una multitud después de atravesar el Atlántico para venir a vernos, y ver también las demás abuelas de todos los colores que abrazan a sus nietos en la puerta de un aeropuerto. Cada momento es una mezcla de colores. Incapaz de dibujar una figura humana medianamente proporcionada, yo imito el sentimiento y lo interpreto en un color, o en muchos, o en todos.

 

No pertenezco a ninguna corriente, no tengo ninguna certitud, no pertenezco a ningún club, porque yo soy como soy: siempre estoy en el lugar equivocado. Inmigrante por amor, acepto mi condición. Por eso no busco ninguna clasificación para lo que hago, una forma de libertad porque tal vez he visto demasiado, lo que hago sólo es una síntesis sin una pretensión ligada a una corriente o ideología. Por eso yo se que “More is more”, porque no pertenecer a nada te hace parte de un todo, donde todo cuenta. Esas son mis indulgencias, sin perdón, ni permiso, ni credo. Mis indulgencias son sólo una forma más de aceptación.

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